France : le syndicat des professionnels des centres d’appels craignent la surtaxation des contrats courts

Dans un communiqué, le SP2C interpelle sur les conséquences de la surtaxation des contrats courts. Elle pourrait, selon lui, dégrader encore plus la situation du secteur des centres de contacts. « Le secteur des centres d’appels externalisés qui emploie plus de 60.000 collaborateurs en France et principalement dans des régions durement touchées par la désindustrialisation, s’inquiète des potentielles conséquences de la négociation entre le patronat et les syndicats sur l’emploi qui reprendront demain matin. La possibilité de sur-taxation des contrats à durée déterminée serait pour notre industrie un véritable coup de massue.» indique le communiqué.

Les craintes du syndicat sont malheureusement justifiées : les marges d’adaptation des entreprises face aux mutations qui ne cessent de s’accélérer dans un contexte de concurrence internationale, ne permettent effectivement pas une taxation de plus.
Dans ce même communiqué, le syndicat explique qu’avec une taxation supplémentaire, le droit du travail français, l’un des plus contraignants en Europe, tourne le dos à la compétitivité : condition nécessaire à la création d’emplois. « Pour rappel, en 2011, près de 84% de nos salariés sont en CDI. Le recours aux CDD, marginal, répond un besoin de flexibilité propre à notre activité. » souligne-t-il.

Dans le secteur français des centres de contacts, 80% des coûts directs sont destinés aux salaires. Si l’accord venait à être signé, ce seront de nombreuses entreprises de relation client qui en pâtiront. C’est d’autant plus alarmant que le secteur de la relation client est un important créateur d’emploi en France.