France : en Provence, le métier de téléconseiller continue de recruter

Elise Mambert est téléconseillère dans un centre d’appels d’Aix-en-Provence depuis douze ans. Elle a choisit ce métier par hasard et y a pris goût. Son témoignage nous montre les côtés positifs de ce métier de « contact ».

Après un BTS « force de vente’ », Elise Mambert intègre l’équipe d’un centre d’appels et  y travaille en tant que téléconseiller chez Orange.  Selon elle, la distance facilite son l’interaction client : “J’aime bien le contact par téléphone. Il y a une certaine distance. En face à face, selon les problèmes qu’il y a à gérer, c’est plus difficile”.

Mais bien qu’assez confortable, la situation peut présenter des contraintes, notamment au niveau de la vente : “C’est plus dur parfois pour vendre”. Il faut être motivé pour travailler dans un call center. Pour Elise Mambert qui doit répondre à une cinquantaine d’appels par jour avec divers motifs, on se lasse vite si l’on a pas un sens aiguisé de l’accueil et de l’écoute, surtout lors des situations difficiles : “Il faut leur montrer qu’on a envie de prendre en charge leur demande, qu’on est à l’écoute, en général ils se calment, on y arrive toujours”.

La polyvalence et la patience son t aussi de mise car on répond à différentes questions et une question peut revenir plusieurs fois.  “Comme on a beaucoup de monde, certains appels sont difficiles, mais tous les gens ne sont pas mécontents. Il y en a qui sont ravis qu’on trouve une solution à leur problème”. Contrairement à l’image négatif que les gens se font des call centers, les téléconseillers peuvent être considéré comme de vrais agents d’aide.

Enfin, les téléconseillers sont des salariés comme tous les autres sauf qu’ils n’ont pas le droit de laisser transparaître leur soucis quotidien: “Si on arrive énervé, on va s’engueuler toute la journée. Il faut laisser les problèmes à la maison, être forcément bien et souriant parce que ça se ressent”.